Des armures en Papier 2 … Il revient, en plus détaillé, et il n’est pas content lol.

Et oui encore un article sur la création d’amures à partir de papier ;) (enfin pas que :P).

Mais c’est un engouement d’une ampleur incroyable qui balaye les sites de créations de costume/papercraft  et les questions sur notre stand et sur le net étant nombreuses, je souhaitais apporter certaines précisions.

 

La technique décrite est la même que dans l’article précédent (ici) mais je vais rentrer un peu dans les détails ;).

Comme précédemment je vais aussi me servir de mes projets de casque war machine et d’armure Iron Man pour illustrer mes dires, mais il faut garder en tête qu’il existe beaucoup d’autres modèles (star wars, halo , monster hunter etc…..) et pas que des armures complètes d’ailleurs, parfois c’est juste un artefact ;).

From paper to reality: Les différentes étapes de la création d'une pièce d'armure

From paper to reality:
Les différentes étapes de la création d’une pièce d’armure

1ère étape : Le papier.

Vous avez décidé quel modèle faire il faut maintenant l’adapter à vos besoins. En effet tout le monde n’a pas la même corpulence donc il y a presque toujours des ajustements à faire (bon ok les personnes d’environ 1m80 de corpulence plutôt fine ou moyenne auront largement moins d’ajustements à faire pour les armures lol ).

 

Pour mettre à la bonne taille, il faut évidement se mesurer et ça n’est pas toujours évident. Mais des outils existent pour nous faciliter la vie ;).

- Un réglet/une règle. On en a tous au moins un/une . Le gros défaut c’est que ça n’est pas toujours assez grand, ou alors trop lol.

- Un mètre de couturière (souple) ou un mètre ruban(rigide) sont des bons outils de base, mais parfois ça reste dur de prendre une côte juste (l’épaisseur de la tête au niveau des oreilles par exemple).

- Simples efficaces et pas cher, les compas d’épaisseur peuvent être aussi créés de toute pièce. Cette fois ci pas de problème pour prendre les côtes précisément ;).

Compas d'épaisseur en aluminium.

Compas d’épaisseur en aluminium.

 

Une fois les mesures effectuées on met le fichier à la bonne taille en modifiant l’échelle.

Dans Pepakura Designer rien de plus simple.

- Pour changer l’échelle il faut aller dans « 2D Menu » => « Change Scale » => « Scale Factor ».

- Pour vérifier la taille, il y a un outil de mesure qui est d’une grande aide ;) « 2D Menu » => « Edit Mode » => « Measure Distance between two points », on peut aussi le retrouver en faisant un clic droit dans la fenêtre 2D.

 

N’oubliez pas que le procédé résine/fibre va rajouter de l’épaisseur à votre pièce donc il faut toujours prendre un peu de marge. Par là même n’oubliez pas que vous porterez sûrement un vêtement en dessous voir d’autres éléments ( autre pièce d’armure, harnais etc..).

De plus, pour les casques, il est préférable d’avoir un peu d’air pour respirer. En effet un casque trop ajusté vous empêchera d’avoir un apport suffisant en oxygène et il y a risque de malaise, sans compter les vapeurs de résine qui se dégageront de votre armure pendant un bon bout de temps.

Il ne reste plus qu’à imprimer .. sur le bon papier ;)

Et comme d’habitude il y a une « règle » .. et ses exceptions lol. En gros , plus c’est grand plus ça doit être épais.

De plus vu qu’on va passer de la résine, et donc humidifier le papier, il faut mieux que ca soit costaud. Sauf que certaines petites pièces sont très dures à faire en papier épais.

Personnellement j’imprime les pièces à passer en résine sur du 250gr. mais on peut descendre jusqu’à 160gr pour des petites pièces.

Une solution simple : les tous petits détails, on ne les fait pas ou on les simplifie et on y reviendra après en incorporant de la carte plastique ou autre matière pendant la phase de finition de la pièce (par exemple la « grille » de menton de mon casque War machine est en carte plastique et le détail des yeux en pvc 3mm).

Pour les tubes on peut aussi les ajouter après avec des tubes de pvc du bon diamètre etc… ça fera tout de suite beaucoup plus beau.

Tjrs le même casque de war machine peint et équipé de lumière pour les yeux.

 

Après l’impression, zou le montage. Là, rien de bien compliqué ou d’astuces, il faut juste y aller petit à petit et utiliser la bonne colle. Comme répété souvent dans mes articles et sur le stand, je préconise de la colle blanche liquide à papier ou à bois la plus simple qu’il soit ;).

Pour une pièce en plusieurs parties, je vous conseille fortement de tout assembler et coller. Elles seront détachées après la phase résine. Elle s’assembleront ainsi presque tout de suite correctement. Presque ? …. ben oui il y a toujours des retouches à faire …. hélas .. lol.

Il y a aussi une dernière chose à prendre en compte. certaines pièces ne seront plus accessibles après montage, par exemple sur le casque war machine, les « oreilles » et la  « crête » en haut du crane. Il faut donc les faire à part et les résiner + fibrer avant de les coller à l’ensemble (on peut coller directement avec la résine). On peut aussi les coller pendant la phase de montage papier et découper un passage pour pouvoir y accéder par l’intérieur.

Le casque de war machine avant passage à la résine

Le casque de war machine avant passage à la résine

2ème étape : La résine & la fibre.

a) La résine:

Voila vous avez votre pièce montée en papier, il est temps de la durcir.

Pour ceux qui font une armure complète, je conseille de durcir les pièces au fur et à mesure qu’on les monte, sans obligatoirement passer à la fibre mais au moins la résine.

Je ne l’ai pas fait lors de ma première tentative, et mon armure en a fait les frais => poubelle.

Autre petit conseil, si votre modèle n’a pas de support pour la maintenir en forme créés-en. Votre pièce ne bougera quasiment pas pendant cette étape, et ça permet de la tenir plus facilement ;).

Je rappelle que les résines synthétiques comme l’époxyde , la polyuréthane ou la polyester sont extrêmement nocives donc il faut porter des protections (voir mon autre article).

Il existe des résines acryliques non toxiques, mais elles s’apparentes plutôt à du plâtre qu’à une résine et n’est pas absorbée pas le papier. Je la déconseille donc pour la création d’une armure qu’on souhaite porter.

Matériel et matériaux pour durcir mon armure (manque le masque respiratoire et la combinaison)

Matériel et matériaux pour durcir mon armure
(manque le masque respiratoire et la combinaison)

 

On commence par passer une couche de résine sur l’extérieur. Cette couche doit bien couvrir toute la pièce mais sans être excessive. Le but est d’imprégner le papier.

Comment la passer ? Ben tout simplement au pinceau. Il faut juste bien nettoyer son pinceau avant qu’il ne durcisse pour pouvoir le réutiliser.

Personnellement j’utilise de la résine polyester, donc j’ai toujours un pot d’acétone près de moi pour « sauver » mon pinceau lol. Par contre je ne le laisse pas tremper je le plonge dans le pot en appuyant au fond de celui ci pour que l’acétone aille bien partout puis je l’essuie sur du sopalin, je renouvelle l’opération deux à trois fois et je le laisse sécher.

Une fois bien sec vous remarquerez qu’une grande partie de la première couche à été littéralement bue par le papier. Je passe ensuite une deuxième couche histoire de bien tout durcir. Comme la première couche il ne faut pas trop la faire épaisse et faire attention de ne pas « gaver » les détails.

La deuxième couche bien sèche, je passe une couche à l’intérieur. Cette fois ci aussi elle doit être bien couvrante mais si on la fait un peu épaisse ça n’est pas trop grave lol.

 

Vous avez alors une pièce durcie bien qu’encore un peu souple. Vous pouvez retirer vos supports sans problème. certains redécoupent les pièces en plusieurs parties à ce moment la, personnellement j’attends l’étape suivante.

 

b) La fibre:

Deuxième étape dans le durcissement des pièce : l’application de fibre de verre à l’intérieur. Il y a deux types de fibre de verre, tissé ou non tissé.
- La fibre tissé, aussi appelée tissus de verre ou roving, se présente comme un tissu croisé de couleur blanchâtre. il est plus rigide car structuré mais plus dur à plier et à mettre dans les recoins des pièces.

- La fibre non tissée ou mat de verre se présente comme un tissus fait de plein de fibres blanchâtres enchevêtrées de manière erratiques. Plus facile à poser il est moins couvrant que le roving et parfois laisse des trous non fibrés (surtout si on ne passe qu’une couche).

« L’épaisseur » de la fibre est calculée, comme le papier, en gr/m² .

Personnellement je passe une couche unique de mat de 300gr et je renforce quand nécessaire.

Si vous préférez passer deux couches, je vous conseille 2 X 150gr  histoire de ne pas rajouter trop de poids .

La fibre se pose en la noyant dans la résine.

Donc on commence par passer une couche de résine dans la pièce, puis on applique la fibre, qu’on aura préalablement découpé en petits morceaux, en veillant bien à ce qu’ils se chevauchent. En effet si vous les accolez sans les faire se chevaucher, il y aura un point faible à la jointure. Une fois la fibre posée on la recouvre de résine et on la fait pénétrer en tapotant avec le bout du pinceau, il faut chasser l’air qui peut être coincé entre la fibre et la première couche de résine).

Je vous conseille d’y aller pièce par pièce doucement et calmement (pour cela ne catalysez pas trop votre résine).

Une astuce, quand vous allez poser votre fibre et la recouvrir de résine, il faut attendre un peu que la résine s’imbibe bien dans les fibres, cela la rend plus souple et donc plus facile à travailler.

Pour cela je procède comme suit :

- Je passe  une couche de résine sur toute la pièce à fibrer.

- Je pose une pièce de fibre que je recouvre de résine et je la laisse s’imbiber.

- Je pose une deuxième pièce de fibre à côté et la recouvre de résine .

- Je reviens sur ma première pièce qui est normalement devenue translucide, ce qui prouve qu’elle est bien imbibée de résine, et je chasse l’air et la met bien en forme (dans les plis etc…).

- Je pose une troisième pièce de fibre que je recouvre de résine et je passe à la mise en place de la seconde

- etc….

Une fois bien tout sec votre pièce est bien dure.. elle a aussi pris du poids.

C’est vraiment en faisant attention à l’épaisseur de la fibre et des couches de résine qu’on peut économiser du poids. 200gr par ci, par là et sur toute une armure on peut « économiser » plusieurs kilos.

 

C’est après cette étape de fibre que je redécoupe mes pièces en plusieurs parties. Je prends soin de ne pas mettre de fibre entre les différentes parties et ça se découpe au cutter ou au disque à découper (Dremel ou autre micro perceuse) si cela est trop dur .

 

Le casque résiné fibré et un peu de mastic aussi (le gris c'est de l’apprêt pour que je vois les défauts)

Le casque résiné fibré et un peu de mastic aussi (le gris c’est de l’apprêt pour que je vois les défauts)

3éme étape : Le mastic / finitions.

Ca y est vous avez vos pièces en dur, mais pas toujours nickel car la résine a peut être « bavé » ou il y a des fibres rebelles partout. Il est temps de poncer tout ça.

La poussière de polyester est très très fine et s’infiltre partout, il faut protéger ses voies respiratoires et s’habiller en conséquence. Donc masque anti-poussière, lunettes de protection et vêtement ne craignant rien. Je vous conseille aussi le port d’un bonnet ou d’une casquette car vous allez prendre un sacré coup de vieux lol.
Le mastic polyester est nocif avant catalyse, portez des gants de protection et un masque filtrant quand vous le manipulez (le même qu’à l’étape résine).

Pour les fibres qui dépassent, on peut utiliser une pince coupante, ou y aller à la Dremel avec un embout de ponçage. On peux aussi passer un papier de verre épais à l’intérieur (genre 80)  pour enlever les imperfections (c’est quand même là qu’on va se mettre donc si c’est coupant etc… ça va être l’enfer :P ).

Profitez-en pour poncer le dessus et essayez d’éliminer les arrêtes vives sur les parties arrondies. N’ayez pas peur d’insister ça fera toujours moins de mastic à faire.

Pour passer le mastic, je vous conseille de le faire petit à petit, ne faites pas trop de grandes quantités et surtout ne catalysez pas trop, histoire d’éviter de perdre trop de mastic. A force ça représente beaucoup de perte pour le peu qu’il y a sur les pièces.

Personnellement j’adore les petites spatules souples qui permettent, en les arrondissant, de faire directement la bonne courbure et diminuer ainsi les passages :).

Une fois votre mastic pris, poncez le pour affiner la forme. Je déconseille vivement d’attendre d’avoir mis du mastic sur toute la pièce avant de poncer, vous aurez plus de travail.

N’ayez pas peur d’aller « chercher » le papier, Le mastic sert à affiner la forme et combler les trous, pas à faire une couche de protection totale de la pièce.

Si jamais vous avez trop poncé et êtes passés « à travers » votre pièce, pas de soucis ;).

Mettez un bon morceau de scotch pour boucher le trou à l’extérieur de la pièce et refaite de la résine + fibre à l’intérieur, une fois pris retirez le scotch et on repasse au ponçage mastic etc..

 

apres un peu d'avancement général j'ai fixé la crête et les oreilles préalablement résinées et fibrées.

Après un peu d’avancement général j’ai fixé la crête et les oreilles préalablement résinées et fibrées.

Ne vous découragez pas , cette étape est longue mais cruciale.

Pour bien vérifier l’état de surface de vos pièces vous avez plusieurs choix : on peut la regarder sous une lumière rasante, les défauts apparaissent alors en ombré. Vous pouvez aussi passer un coup d’apprêt ou de peinture grise, les défauts apparaissent clairement avec cette couleur.

N’ayez pas peur si quelques détails disparaissent lors de cette étape, il est toujours possible de refaire des gravures etc.. sur la résine.

Une foi la forme finie et la surface nickel on passe à la finition avec justement la gravure des petits détails et l’ajout des détails que vous avez écarté lors de la fabrication de votre modèle papier.

Pour l’ajustement entre les différentes parties d’une même pièce, il y a une astuce ;)

On va faire une sorte « moulage » de la partie à épouser avec du mastic sur l’autre partie :).. Je vous entends d’ici « Hein ?… qu’est ce qu’il raconte… » etc.. lol.
c’est très simple,

- On badigeonne la partie à « mouler », nous l’appellerons A, de vaseline, il ne faut pas hésiter à bien en mettre sur et autour du plan de joint.

- On prépare une bonne quantité de mastic, plus que nécessaire pour juste combler les trous entre les deux parties à assembler mais sans exagérer non plus :P.

- On pose généreusement le mastic sur le bord de l’autre pièce, on va l’appeler B.

- On assemble les deux pièces ensemble et on maintient en place (à la main ou avec du scotch etc…) il faut vraiment ne plus bouger jusqu’à la prise du mastic.

- Une fois bien prit on sépare les deux pièces. Attention, généralement ça s’est un peu collé il faut y aller  doucement sans tout défoncer ;). Il restera du mastic qui a « coulé » sur les côtés etc… à vous de le poncer . Si tout s’est bien passé vos pièces serons maintenant super jointives ;). N’oubliez pas de nettoyer la vaseline avant peinture.

Pour finir les pièces, personnellement je passe un mastic cellulosique en bombe. Il comble les micro rayures et est ponçable pour avoir une surface bien lisse (au papier super fin à l’eau).

 

mastic fini, poncé et détails ajoutés (la grille du menton est fausse car il doit y avoir 4 barre, je l'ai modifié après)

Mastic fini, poncé et détails ajoutés (la grille du menton est fausse car il doit y avoir 4 barre, je l’ai modifié après)

Vos pièces peuvent passer à la prochaine étape :)

 

4ème étape : Peinture.

En fait il y a une autre étape intermédiaire. En effet avant l’apprêt et donc la peinture, c’est là qu’on ajoute les détails tels que lumière, mécanique, électronique etc…. Cela vous permet de ne pas gâcher vos efforts pour bien peindre vos pièces en les manipulant ou les retouchant pour y installer tout ce que vous voulez.

Il faut parfois percer, insérer des pas de vis etc.. dans les pièces et donc souvent les rayer et donc les retoucher avant peinture.

 

Revenons à nos moutons : La peinture.

En fait il y a une étape avant : l’apprêt  mdr ;)

Pourquoi apprêter mes pièces ? Elles sont nickel, j’ai tout poncé etc… Et bien tout simplement car vous avez plusieurs matières en présence et que de toute les manières il faut une surface d’accroche pour que votre peinture tienne correctement. De plus cela unifie la teinte de votre pièce, et donc évitera les nuances dans la peinture finale.

Parlons-en des nuances. Une même peinture sera totalement différente si elle est passée sur un apprêt gris ou un apprêt blanc. Donc en fonction de la teinte que vous voulez faites bien attention. Au pire faites des essais.

Cette étape est donc très importante. Ça permet aussi parfois de voir quelques erreurs qui nous avaient échappées.

Je vous conseille de mettre une couche uniforme et de bien bien laisser sécher. Il est très important que l’apprêt soit totalement sec « à cœur ». Parfois s’il y a une trop grosse couche il y a une « bulle » d’apprêt non sec qui fera craquer la peinture si jamais on appuit dessus et gâchera ainsi tout votre travail.

Passez donc deux couches fines plutôt qu’une seule épaisse.

Une fois bien sec  on peut passer à la peinture.

Je ne reviendrai pas sur le choix des peintures etc.. qui découle des effets que vous voulez faire, de votre modèle ou de vos goûts ;).

Je conseille de mettre aussi un vernis de type automobile pour optimiser la protection de la peinture. Malheureusement certaines peintures ne sont pas compatibles avec le vernis, comme certains chromes ou autres peintures métallisées, hors peintures automobiles bien sûr.

 

5 Bonus:

Comme pour tous mes articles voici le cadeau bonus de fin ;)

Mes bonnes adresses pour vous fournir en matériel.

- Pour tout ce qui est résine, fibre, mastic et le matos pour la mise en oeuvre (pour les personnes en dehors de la région parisienne les contacter pour voir s’ils font des envois): Polyester 93.

- Pour les peintures et apprêts : Bleu distri une société découverte il y a peu, super efficace et rapide (commandé un mardi à 13h56, reçu le jeudi au courrier).

- Pour les bombes de mastic, le papier de verre etc : Castorama ou autre Leroy merlin etc… lol (parfois les magasins « normaux » y’a pas plus simple :P)

Arcadia, du papier en métal.

Arc’Heineken de ma jeunesse…

Harlock, Tochiro, Emeraldas, Maetel, pour une infime partie des personnages, ainsi que l’Atlantis, le Yamato et l’incontournable Arcadia, pour quelques uns des vaisseaux, nous voici dans le monde de Leiji Matsumoto. Monde qui a bercé l’enfance de tous les membres de notre association et qui nous fait toujours rêver…

Pour ma part, rien n’est comparable au mythique Arcadia, le fameux vaisseau d’Harlock (Albator en VF). Mettons les choses au clair, l’Arcadia c’est celui dont la carlingue est de couleur verte, avec un crâne et deux os croisés pour figure de proue. Plusieurs répliques de ce vaisseau existent dans le commerce, soit en jouet, soit en maquette, ou encore résine et version métal.

Mais il existe aussi une version Papercraft assez connue, toujours officielle, vendue sous forme d’Artbook imprimé sur papier épais à découper. Seule la version Japonaise existe bien sur, que nous nous sommes procuré en import, forcément.

Sunset5 a assemblé cette version papier. Beau modèle de 80cm de long, il l’a également refait en version 160cm, pour le fun.

 

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Parallèlement à cela, en 2004 il m’est venu à l’idée de faire ce Papercraft, en utilisant la feuille métallique issue de canette de boisson à la place du papier.

Idée se basant sur d’autres miniatures du même genre, mais beaucoup plus simple comme des scooters, des avions, ou encore voitures. En général, elles sont de fabrication artisanale, en provenance d’Afrique, via des associations caritatives.

Le choix des canettes Heineken 33cl n’a été motivé que par le logo identifiable par tous, ainsi que pour la couleur générale verte de la canette. Bien que cela amuse de nombreuses personnes quand je l’évoque, je ne bois pas de bière.

Contrairement à ce que l’on peut penser, une fois les parties culot et goulot supprimés et le cylindre obtenu ouvert, la feuille de métal (de format 1/3 de feuille A4) se travaille pratiquement comme du papier épais, avec ciseaux et cutter. Il m’a fallut un peu plus de 40 canettes pour l’ensemble des différentes pièces à découper.

Les pièces papier ont servies de gabarit de découpe sur les feuilles métal. J’ai opté pour l’assemblage sans collage, via languettes mâle-femelle.

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Le plus « amusant » pour cette technique, est le fait que contrairement à un assemblage par collage, l’utilisation de languettes à pour effet d’inverser complètement le sens d’assemblage.

Histoire de compliquer les choses, j’ai aussi mis un point d’honneur à centrer ou aligner le logo Heineken partout où j’ai pu.

La notion de temps de réalisation n’est que suggestive pour ce genre de choses (pour faire écho à un précédent article). J’estime environ 130h de patience passée sur cette œuvre. Cela parait beaucoup, mais ramené à des séances de 2h de temps en temps sur une année, ça passe assez vite finalement.

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Bref, l’Arcadia Heineken (ou Arc’heineken) fait notre bonheur et le votre sur notre stand depuis 2006.

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Objet qui attire les regards, il n’a pas vraiment de catégorie (au contraire de la plus part de nos réalisations). Qu’on connaisse ou non sa provenance, qu’on s’intéresse ou non au maquettisme, qu’on soit petit ou grand, chaque personne à une réaction en le voyant. Cela va de l’étonnement au fou rire, sans oublier la convoitise (il en faut).

C’est d’ailleurs pour cela qu’il est devenu l’une de mascotte de l’Anigetter.

En bonus, j’ai également utilisé la même technique à partir d’un papercraft pour le Cosmogun (pistolet laser).

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Un second vaisseau est récemment venu porter compagnie à l’Arc’Heineken : le Dark Naboo Fighter

Issue de l’univers Star Wars, bien plus aérodynamique de design et de couleur jaune, ce Naboo Fighter a pris vie via l’emploi de canettes Dark Dog.

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Prochains projets dans le même genre :

  • Nono le petit robot, tiré d’Ulysse 31, taille réelle (50cm)

De couleur rouge, à vous de deviner quelle canette je vais utiliser (c’est asse facile).

  • Oon, le petit chevalier robot tiré de Jayce et les conquérants de la Lumière, lui aussi taille réelle (60 cm).

 

 

Patience et passion… 2 mots magiques qui rendent bien de choses possibles.

 

Dux2081

« Il en faut de la patience » …

HulkVoila encore une phrase qu’on entend à longueur de conventions.

Tjrs teinté d’un je ne sais quoi de « moi je n’y arriverai jamais » ou alors de « vous êtes des malades » etc…..

 

Je vais revenir sur un point simple qui parait pourtant passer inaperçu : tous les créateur/monteurs des papercrafts que vous voyez sur notre stand ont un travail et même, pour la plupart, un travail compliqué et avare en temps libre. De plus certain on une famille sans compter que nous avons tous d’autres occupations.

Nous ne faisons pas de papercraft tous les jours ou tous les week-ends, parfois nous n’en faisons pas pendant un mois .. puis à fond pendant 1 semaine ou un week-end …. c’est variable.

 

Donc on peux logiquement se tourner vers la question « qu’est ce que la patience ? ». A cela je réponds assez invariablement : « c’est juste le temps qu’on se donne à passer sur une création ! ».

 

En effet il ne faut pas croire qu’on fait tous ces modèles sans difficulté, sans envies de tout écraser et passer à autre chose … j’ai d’ailleurs aplatit une tête d’un Yoshi SSBB à cause d’une erreur stupide de montage …. avant de la recommencer entièrement…. et je ne dois pas être le seul à avoir eu ce genre de geste.

 

Le seul conseil que je peux donner à ceux qui voudraient s’y mettre mais ont peur de ne pas réussir ou d’avoir cette « patience » .. c’est d’essayer, quand ça commence à les énerver, arrêter et attendre d’être plus motivé pour reprendre etc… à force avec l’expérience on apprend à mieux gérer. Si jamais vous n’y arrivez pas du tout la c’est un autre problème, peut être que ça n’est pas une activité pour vous ou que vous attendez trop de vous etc…

Mais dans l’ensemble dites vous bien qu’on a tous commencé un jour, à des ages différents et qu’on a tous une « sensibilité » différente vis à vis du travail manuel etc… Même Valentino Rossi avant de devenir un champion, à été nul au début, il c’est vautré en moto et à fait des chrono pourri , idem pour Schumacher, Sébastien Loeb, Degas, Picasso.   etc… (mettez le nom d’un sportif/technicien/artiste/mécanicien/personne que vous admirez et ça ferra l’affaire ;) ).

 

Pour conclure donc, lancez vous, essayez et vous verrez mais ne vous arrêtez pas au premier échec ou à la première difficulté ;).

Et si jamais vous avez des doutes, questions ou si vous hésitez encore à « investir » pour faire du papercraft (même si c’est réduit) venez nous rencontrez lors d’une des conventions auquel nous participons et participez à l’initiation ;)

 

Au plaisir de vous rencontrer et discuter sur notre stand.

All about Pepakura … enfin presque.

On en parle beaucoup, on le site allégrement .. mais qu’est ce que pepakura réellement ?

 

Déjà son nom, c’est la prononciation japonaise du mot « papercraft » .. Pourquoi faire compliqué ? lol

Développé par la société japonaise TAMA software, ce logiciel permettant de passer de la 3D au papercraft est devenu LA référence et l’outil de base de presque tous les créateurs de papercraft. Il existe en version japonaise ou anglaise. L’extension de fichier associée à ce programme est : .PDO

 

Pour faire simple , vous créer un objet en 3D puis vous le sauvegarder au format 3DS, DXF, MQO, LWO, OBJ, STL, KML ou KMZ.

Vous ouvrez votre fichier dans pepakura, vous faites les deux ou trois réglages qui vous sont proposés afin de fixer la vue de base de votre modèle et vous n’avez plus qu’à cliquer sur « unfold » = déplier.

Le logiciel va alors séparer votre objet en différentes pièces avec les languettes etc… vous n’avez plus qu’à les arranger pour que tout rentre sur une ou plusieurs pages.

Ensuite il ne vous reste plus qu’à imprimer et coller.

Bon ok ce que je viens d’énoncer c’est la méthode rapide, car le logiciel vous permet aussi de choisir vos découpes de pièces, ou seront les languettes et plein d’autres arrangements, y compris des modifications simples du modèle 3D.

 

Ce logiciel offre des possibilités presque sans limite pour les créateurs de papercraft. Vous pouvez avoir en réel une reproduction de tout objet ayant été modélisé en 3D qu’il soit réel ou non à la base …

Avec un peu de travail supplémentaire on peux créer des objet « en dur » comme les armures dont j’ai parlé dans l’article précédent.

 

Il y a deux versions du logiciel :

- Pepakrua Viewer : version simplifiée du programme permettant « d’ouvrir » les fichiers pepakura d’y faire de très menus changements et de les imprimer.

Ce programme est gratuit.

 

-Pepakura Designer : le programme en version complète avec toutes les fonctions d’édition.

Ce programme est gratuit en version d’essai mais certaines fonctionnalités, comme  la sauvegarde, sont alors déactivées. Le prix de la licence est, au moment ou j’écris ces lignes, de 38$ ce qui, face à tout ce qu’on peux faire, est une somme modique.

 

Pour plus d’infos et pour télécharger les programmes je vous invite à visiter la page de TAMA Software

vous verrez d’ailleurs qu’ils ont sorti récemment un logiciel de création de cartes de voeux 3D ;)

 

Amusez vous bien.

Des armures ….. en papier ?

mon premier tests d’armure en papier avec les fichiers créés par Dancin_Fool

Pour beaucoup le papercraft est juste une « catégorie » de maquette comme le sont les résines ou les maquettes plastiques, certes plus abordable et aussi occasionnant moins de poussière, mais juste un moyen de faire des reproductions de personnages, véhicules, animaux etc… réels ou non.

 

Mais depuis quelques années à surgit un nouveau type de papercraft : la reproduction échelle 1.

Bon Ok il existait déjà des papercraft échelle 1, comme par exemple les oiseaux de la marque « birdmobile », mais là je parle d’un mouvement plus grand, et surtout des réalisations plus grandes comme le Link taille humaine (1m70) par exemple.

 

Ce « mouvement » taille 1 à aussi un autre but.. le cosplay, je m’explique.

Certaines armures ou costumes ayant des parties rigides et complexes, sont assez durs à reproduire à partir de matériaux bruts. Cela demande un savoir faire non négligeable surtout si on passe par la sculpture puis moulage et tirage en résine.

 

Le papercraft c’est donc naturellement imposé comme « medium » de choix. En effet avec un bon fichier 3D passé « sous » pepakura, un papier suffisamment épais et un peu de savoir faire (ou d’appuis sur un forum ;) ) et le tour est joué … ou presque.

 

Le départ de ce mouvement semble venir des USA avec des armures tirées du jeu HALO. puis s’est étendu aux autres armures possibles et imaginables (star wars, kamen rider etc…). Le film Iron man à créé un boom monstrueux de personnes utilisant cette technique .. et donc le nombre de fichiers disponibles ;).

 

A la base les fichiers étaient simples, très polygonaux et permettaient juste de faire une forme de base nécessitant pas mal de travail pour les finitions et les détails.

Puis certaines personnes se sont mis à utiliser les fichiers 3D tirés des jeux eux même (je ne sais pas comment ils font pour les obtenir) ou à faire des fichiers plus détaillés.

Et de fil en aiguille on est arrivé à avoir des fichiers de dingues fourmillant de détails et permettant de faire des armures de folie.

 

Parlons un peu de la technique généralement utilisée pour faire ces réalisations.

Elle est assez simple mais demande un lieu adapté. Pour résumer c’est papier => résine polyester+ fibre => mastic .

 

Je vais m’arrêter un instant pour un petit rappel: la résine polyester est un matériau extrêmement nocif et demande le port de protections adaptées : gants, combinaison ou tenue ne risquant rien et couvrant la peau, masque respiratoire avec des cartouches en bon état et des lunettes. Pour les personnes ayant des cheveux longs je préconise aussi le port d’un bonnet pour les protéger. De plus il faut le faire dans un lieu aéré, mais sec et surtout ni trop chaud ni trop froid.

 

Fin du hors sujet .. reprenons . Donc la technique de base est simple… du moins en apparence car tout ça demande beaucoup beaucoup de travail, surtout en poncage lol .

Pour détailler un peu :

une fois le modèle en papier fini, on passe une couche de résine sur l’extérieur pour durcir la forme. Il ne faut pas trop surcharger surtout si le papier n’est pas très epais.

Une fois bien sec et donc rigidifié, on passe une couche de résine renforcée de fibre de verre à l’intérieur, voir deux en fonction de la fibre de verre (perso je met deux couches de 150gr/m² plutôt qu’une en 300 car je trouve ça plus facile à poser).

Ensuite on arrive à la longue étape du mastic .

 

La encore attention le mastic demande à ce que vous portiez des protections … et lorsque vous poncez faites le dans un lieu aéré et portez un masque anti poussière et des lunettes ..

 

Bon revenons au mastic. C’est sans doute l’étape la plus longue et qui en décourage plus d’un. il faut essayer de faire une surface lisse à partir d’une surface ayant plein de facettes …

afin d’éviter une trop grosse couche de mastic il faut bien poncer les arrêtes et ne pas hésiter à bien creuser si nécessaire ;) (on peux tjrs renforcer en dessous ;) ).

Afin de vérifier l’état de surface, personnellement j’utilise de l’apprêt gris ;).

Attendez vous à bcp de ponçage, mastic, ponçage, mastic etc….

 

voici un petit exemple d’avant/après avec un casque de war machine réalisé par mes soins.
La version papier n’est pas complet car certaines parties ont été rajoutée après la phase résine et avant mastic.

Apres à chacun de s’arranger pour que ça soit portable ou juste en expo etc… avant de passer à l’ultime étape, la peinture :)

 

Comme toujours n’oubliez pas de travailler dans un lieu « ne craignant rien », aéré, à l’abris de l’humidité, ni trop chaud ni trop froid. Et n’oubliez pas de porter des protections (vêtements, masques, lunettes, gants… ).

 

En ce qui concerne la peinture, bombe, pinceau, pistolet etc.. c’est comme vous voulez et surtout en fonction de vos affinités. Si certains ont la chance de connaitre des carrossiers, il est possible de faire de superbes peintures chez eux .. mais ça coûte cher et il faut vraiment que votre réalisation tienne la chaleur des fours .. mais bon par contre la tenue d’une telle peinture sera supérieure aux autres ;).

 

Ensuite pour les détails à vous de voir ;)

Tjrs le même casque de war machine peint et équipé de lumière pour les yeux.

Exemples d’armures disponibles sur le net :

- Iron man : quasiment toutes les versions et des customs (comics, iron maiden etc…) et War machine (film).

- Halo : quasiment toutes les armures , même les féminines.

Star wars : stormtroopers et clone troopers, quasiment toutes les versions, Darth Vader, Boba fett etc….

Kamen rider : quelques costumes sont dispo, enfin les parties en « dur »

etc…..

 

 

Amusez vous bien, éclatez vous et réalisez vos rêves ;)

 

Cadeau Bonus:

Voici le lien pour l’armure MkIII réalisée par Dancin_Fool, la référénce pour cette armure.

Il ne reste qu’à ajouter les pieds et les mains réalisés par Zabana, et le casque réalisé par Dubean pour la completer.

 

Edit du 02 Septembre : J’ai écrit un autre article plus détaillé expliquant plus en détail certains points ;) bonne lecture : Des armures en Papier 2

Anigetter c’est quoi ? quel est votre interet ?

C’est le genre de question qui revient quasi systématiquement lors des manifestations auxquelles nous participons.

 

Pour répondre le plus simplement possible, Anigetter est un regroupement de fans de maquettes en tout genres, ayant principalement comme point commun une affinité pour les œuvres venant du pays du soleil levant, regroupés en association afin de pouvoir, de manière officielle, partager une passion et sensibiliser les gens à celle-ci .

Nous n’avons pas de boutique, notre association ne cours pas après les adhérents, nous n’avons réellement qu’un intérêt, vous faire partager notre passion.

La structure associative nous permet uniquement d’avoir une « légitimité » vis à vis des organisateurs, et de pouvoir facturer certaines prestations. La cotisation ainsi que les sommes perçues pour des prestations, nous permet d’alléger les frais engagés lors de grand salon en prenant en charge une partie de ceux ci, la nourriture par exemple. Cela nous permet aussi de d’embellir le stand par l’achat de nappes, la fabrication d’objet de décors ,comme le Torii, etc…

Mais loin de se limiter au manga, animés ou jeux vidéos, nous avons tous des affinités différentes pour la SF, les voitures de nascar voir les oiseaux etc… nous ne nous donnons aucune limite aux modèles en exposition tant que cela reste dans le but simple, et totalement non lucratif , de faire découvrir le monde de la maquette, au sens large, au public venant à notre rencontre.

 

Afin de créer un vrai engouement avec ce public, nous avons mis en place plusieurs ateliers.

•Le premier fut, avec l’aide d’Yvan West-Laurence et le concours de Bandai, une initiation/concours de montage de maquettes gundam.

Cet atelier connu un réel succès, nous étions d’ailleurs obligés de faire des liste d’attente la demande étant largement supérieure à notre capacité d’accueil.

Malheureusement Bandai ne nous ayant octroyé qu’un nombre , certes important, mais limité de kits, nous avons du l’arrêter et ce malgré les efforts d’Yvan pour essayer de faire un partenariat avec Revell afin de remplacer les gundams par les mini kits star-wars.

 

•En parallèle à ce premier atelier, et face à la reconversion grandissante dans nos rangs et avec un intérêt, lui aussi grandissant, du public, nous avons mis en place une initiation au papercraft.

Cet atelier, à ce jour, connait un succès tout aussi grand que le premier, même si le fonctionnement est différent car en quasi continu pendant les salons.

Le but simple est de découvrir le papercraft en montant, sous la surveillance d’un « initiateur », un modèle simple, de type cubeecraft, et, bien évidement, de repartir avec.

 

•Nous avons aussi mis en place des démonstrations de montage, peinture, customisation etc… de kits.

Cette activité est variable car dépends des membres présents et de leur « spécialité(s) ».

Face au public nous mettons en œuvre un ou plusieurs kits et répondons aux questions des visiteurs. Nous essayons , quand cela est possible, de faire un « pool » de démonstrations englobant les différentes facettes du maquettisme. Par exemple une démo de papercraft à coté d’une démo de scratch et d’une démo de Garage kit.

Ces démonstrations ne pourraient avoir lieu sans nos partenaires Hobby-forever et Passion Garage kits.

 

•Dernier atelier mis en place essentiellement pour la Japan Expo, le fil rouge papercraft. Celui ci est principalement destiné aux personnes ayant déjà une petite expérience et souhaitant participer à un grand projet. La première année nous avons essayé de réaliser un Link, tiré de Zelda, taille humaine.

Malheureusement, et surtout à cause d’emplois du temps incompatible à la présence d’une bonne partie du Staff pendant tout Japan Expo, nous n’avons réussi qu’a faire un « presque buste ». l’engouement était pourtant bien au rendez vous et certaines personne revenaient plusieurs fois.

L’année suivante nous avons décidé de baisser le niveau et avons choisi de faire la tribu complète des bisounours, soit quand même 11 modèles.

Cette fois ci le staff était présent mais l’engouement fut moindre et seulement 5 modèles fini et 5 modèles commencé à moitié env. Il y a aussi eu un manque évident de communication de notre coté. Le tir sera corrigé bien entendu ;).

 

A coté de ces ateliers nous avons un espace exposition présentant un panel de ce qu’il est possible de faire. Loin d’essayer de se poser en « maitres », nous ne faisons que partager nos réalisations. Celles ci sont ce qu’elle sont, avec leurs défauts, parfois importants mais on en est, généralement, fier. oui bon on vous dira toujours qu’on l’a raté etc… mais ça c’est un réflexe inné au maquettiste, il n’est généralement jamais content de ce qu’il a fait lol .

Le but est la aussi de partager, de démontrer ce qu’on peux faire. Généralement les « responsables » de ces œuvres ne sont pas loi et le public peux discuter facilement avec eux, voir partager des astuces, demander conseil etc… Nous sommes ouverts et toujours heureux de pouvoir discuter avec des gens intéressés par ce qu’on a mis, parfois, très longtemps à faire.

 

Voila en gros ce qui nous motive, ce qu’est Anigetter. C’est simple et pourtant cela reste parfois dur à imaginer car oui, en effet, mis à par l’envie de faire progresser l’association, la satisfaction du travail accompli, la joie d’un partage avec un public grandissant et le bonheur de supers moments au sein d’un joyeux groupe nous ne tirons aucun réel bénéfice personnel.

 

Au plaisir de vous voir et de discuter avec vous :)

 

PS: Vous trouverez les liens vers les différents partenaires dans la section liens et quelques modèles que nous exposons dans la section telechargements